XIXe siècle

1839 :

            Le 8 mai, Sir Edouard Belcher dresse la première carte de l’île. Cette carte montre les deux passes qui furent reconnues depuis la vigie. Il est le seul visiteur a avoir décrit ces deux passes situées au nord-est et sud ouest.

 1844 :

Le 28 septembre, dans un article du journal l’illustration on peut lire :

«  Les pays occidentaux s’intéressent depuis plusieurs années au guano. Ce mot désigne les déjections d’oiseaux de mer. Elles contiennent du phosphate et des sels chimiques utilisés comme engrais… »

1849 :

Publication par l’Amirauté anglaise de la carte de Clipperton, dessinée par Sir Edward Belcher lors de son passage dans les environs de l’île, le 8 mai 1839 à bord du navire britannique Sulphur, qui en a effectué le tour complet.

Il précise dans son rapport :

« Très dangereux lagon, dénué d’arbres avec un haut rocher que l’on peut confondre avec une voile (…)  l’anneau comprend deux ouvertures faisant communiquer le lagon avec la mer. L’une est située sur la côte nord-est et l’autre au sud-ouest près du rocher (…) ».

1852 :

L’armateur Havrais Lockhardt (originaire de La Nouvelle Orléans en Louisiane), renseigné par ses capitaines, écrit au Ministre des Affaires Etrangères, de la Marine et des Colonies pour demander l’octroi de concessions d’exploitation du phosphate sur des îlots dans l’Océan Pacifique, dont aucun pays ne revendique une quelconque souveraineté. Il indique la position de ces îlots, parmi  lesquels figure Clipperton.

1856 :

Le 18 août, afin de développer l’exploitation sur les îles, les Etats-Unis d’Amérique votent la loi : « Guano Islands Act ». Cette loi autorise tout citoyen nord américain à exploiter le guano sur une île inhabitée et qui n’appartient à aucun pays.

Ceci provoque des prises de possession d’îles abandonnées servant de refuge aux oiseaux.

Jusqu’à ce jour, c’est le Pérou et ses gisements de guano sur les îles Chinca, qui détiennent le monopole sur ce nouveau type d’engrais.

1857 :

Le 21 août escale du HMS Havana, commandé par le Capitaine T. Harvey. Il décrit l’île comme ayant un accès très dangereux avec de nombreux restants d’épaves. Il est étonné par le nombre très important d’oiseaux.

 1858 :

Le 7 janvier, un arrêté institut une commission interministérielle afin d’étudier la proposition de l’armateur havrais Lockhardt. Cette commission décide de lui attribuer une concession de 25 ans renouvelable.

Le 2 juillet, le Ministre de la Marine nomme le lieutenant de vaisseau Victor Le Coat de Kervéguen « Commissaire du Gouvernement », avec pour mission la prise de possession officielle de Clipperton, au nom de Napoléon III, de ses héritiers et successeurs.

Le 15 juillet, Victor Le Coat de Kervéguen embarque sur l’Amiral,  armé par Lockhardt.

Le navire quitte le port du Havre en direction de Clipperton. Il est commandé par le capitaine Detaille.

Le 17 novembre, L’Amiral arrive à proximité de Clipperton. Cinq hommes se rendent à terre avec de grandes difficultés, et y prélèvent des échantillons de guano.

Le Coat de Kervéguen monte en haut de la mature afin de dresser une carte de l’île. Durant cette escale de quatre jours, les tempêtes se succèdent.

Le 20 novembre, le navire quitte Clipperton et fait route vers Hawaï.

Le 12 décembre, il arrive à Honolulu. Le Coat de Kervéguen signifie, au Consul de France, la prise de possession de Clipperton au nom de Napoléon III, de ses héritiers et successeurs.

Cet acte de prise de possession est également signifié au gouverneur d’Hawaï.

Cette prise de possession est publiée les 18 et 26 décembre dans le journal « The Polynesian ».

Concernant l’exploitation du guano, Le Coat de Kervéguen écrit dans son rapport :

« Je ne crois pas que le guano soit exploitable car il est mélangé à du sable et des débris de madrépores, de plus il faut considérer la grande distance entre Clipperton et la France ».

Il est à supposer que ces prélèvements n’ont pas été faits  au bon endroit et qu’ils n’ont

été effectués qu’en surface.

Pour la première fois il est constaté que les deux passes d’accès au lagon sont fermées. La dernière observation qui avait constatée que les passes étaient ouvertes date de 1839 (par Sir Edouard Belcher).

1859 :

Les 1er, 8 et 15 janvier, le Journal du Havre mentionne cet acte de prise de possession en faisant une synthèse de l’article du journal « The Polynesian ».

1861 :

Nous sommes au début de la guerre de sécession (1861-1865).

Le lieutenant américain Griswold débarque sur Clipperton. Son but est de recenser la flore. Il constate que le lagon est fermé, et que son eau est douce ou presque. La collection botanique est envoyée à l’Académie des Sciences de San Francisco. Malheureusement elle sera détruite dans l’incendie provoqué par le tremblement de terre de 1906.

On considère que c’est la première expédition scientifique sur Clipperton.

1869 :

Dans le dictionnaire du XIX, la définition de Clipperton est la suivante :

« Clipperton ».

« Navigateur anglais du commencement du XVIIIe siècle. Il s’illustra par son aventureuse intrépidité en accomplissant dans une frêle embarcation de 10 tonneaux, la traversée du grand océan Pacifique, traversée qui, un siècle auparavant, était considérée  comme un exploit fabuleux. A la fin de la guerre générale qui marqua les premières années du XVIIIe siècle, quelques armateurs anglais, enhardis par les exploits audacieux et les fructueuses croisières des boucaniers dans les mers du sud, envoyèrent dans ces parages deux bâtiments bien armés et bien équipés, le Saint-George, de 26 canons, et le Cinq port, de 16 canons. Dampier fut nommé capitaine du Saint-George avec Clipperton pour premier lieutenant. Quant au Cinq-Ports, il était commandé par le capitaine Stradling, avec Alexandre Selkirk pour lieutenant. Sévère et capricieux à la fois, Dampier s’accorda fort mal avec Clipperton dès le commencement de la navigation. Stradling, de son côté, ne tarda pas à vivre en fort mauvaise intelligence avec son équipage, et surtout avec son lieutenant Selkirk. Ce manque d’harmonie dans le corps des officiers et l’esprit mutin des équipages était de mauvais augure pour le succès de l’expédition. Une prise faite en commun sur la côte du Pérou devint l’origine de graves altercations entre le Saint George et le Cinq-Ports, altercations à la suite desquelles Dampier et Stradling se séparèrent. Stradling alla couler bas sur la côte du Pérou, et tomba entre les mains des espagnols. Dampier de son côté, ne fut guère plus heureux : il se prit de querelle avec son lieutenant Clipperton, et celui-ci, après avoir embauché 21 hommes d’équipage, s’empara d’une barque récemment capturée, et dans laquelle était la plus grande partie des provisions et des munitions. C’est dans cette faible embarcation que l’aventureux Clipperton courut avec succès sur les côtes de la Nouvelle-Espagne, et traversa ensuite la mer Pacifique jusqu’à Macao, accomplissant ainsi un des voyages les plus extraordinaires que l’on ne connaisse.

            Les négociants anglais ayant envoyé de nouveau en 1718, deux vaisseaux dans la mer du Sud, ce fut Clipperton et le capitaine Shelvocke qui en reçurent le commandement.

Malheureusement les deux capitaines ne purent longtemps demeurer d’accord, et durent bientôt se séparer ; dès lors, on put regarder le  succès de l’entreprise comme fort compromis par le désaccord de ceux qui la dirigeaient. Clipperton fut destitué par son équipage dans les Indes orientales, et son navire revint en Angleterre.

Quant à Shelvocke, il captura plusieurs navires et ramena le sien ; mais dans sa conduite envers ses commettants et ses associés furent le sujet d’une juste animadversion ; en somme, ce fut une expédition mal conduite et malheureuse. Cependant Clipperton et Shelvocke  publièrent les relations de leurs voyages, et s’ils ne purent se vanter d’aucune découverte importante, ils ajoutèrent  au moins beaucoup de particularités dignes d’intérêt à la découverte d’un pays encore imparfaitement connus.

Peu après son retour en Angleterre, Clipperton mourut de chagrin ».

A la lecture de cette définition de « Clipperton », on constate qu’il n’est absolument pas question de l’île  Clipperton.

1870 :

En France, c’est la fin du second Empire, Napoléon III est déchu et la troisième République est proclamée.

1871 :

Thiers est proclamé Président de la République, lui et ses successeurs Mac Mahon, Jules Grévy, Sadi Carnot et Casimir Perrier ne se soucieront pas de Clipperton.

1875 :

Clipperton est inscrit sur la liste des possessions françaises dans l’almanach du Gotha.

1881 :

En mai, visite de l’américain « Frédéric Permien ».  A ses dires il existe un chenal entre le lagon et l’Océan, mais cette observation n’est pas digne de foi aux dires des spécialistes de l’époque.

1884 :

Le 1er décembre, élection à la Présidence de la République des Etats-Unis du Mexique de monsieur « Porfirio Diaz ». Il restera Président jusqu’au 25 mai 1911.

1888 :

Parution sous la plume du député Paul Deschanel, d’une étude intitulée :

« Les intérêts français dans le Pacifique ». Concernant Clipperton, il écrit :

« Lorsque l’isthme de Panama sera percé, cette île aura peut-être dans l’Océan Pacifique la même importance que l’île Saint Thomas dans la mer des Antilles ; elle sera, en effet, une station commerciale parfaitement située, étant d’une part à proximité d’Acapulco, le principal port mexicain du Pacifique, et d’autre part sur le passage des navires allant soit en Californie, soit en Australie, soit au Japon et en Chine.

            Or, l’île de Clipperton est en droit à la France ; mais de même que bien d’autres possessions, je ne sache pas qu’elle soit occupée.

            Il est à désirer qu’il soit fait une exploration sérieuse de cette île : car les renseignements que donnent les instructions nautiques sont fort peu précis ; je vais les relater ici.

            L’île de Clipperton fut découverte en 1705 par le capitaine Clipperton, un des compagnons du navigateur Dampier.

            Pendant longtemps on a cru que cette île n’était qu’un simple rocher émergeant de la mer, haut de 12 à 13 mètres. Ce rocher de forme conique, aux contours déchiquetés, s’aperçoit en mer à une distance de 15 milles environ. Il paraît d’abord comme un vaisseau à la voile ; mais lorsqu’on s’en rapproche, il présente l’aspect d’un immense château. Sa couleur est foncée, presque noire.

            Une observation plus attentive fit découvrir que ce rocher faisait partie d’une île ou plutôt d’un groupe de deux îles basses ; il se trouve dans la partie méridionale.

            Cette île a la forme d’un quadrilatère dont les angles auraient été arrondis ; son pourtour est d’un peu plus de 8 milles. Elle est entourée par une ceinture de coraux, laquelle de loin, par un temps sombre, semble être une plage de sable.

            A l’intérieur de l’île est un lagon de 6 milles environ de circonférence et dont les pourtours sont à peu près parallèles à ceux de l’île elle-même. Le centre du lagon est occupé par une cavité profonde, l’eau y paraît bleue. La trace de cette cavité sur la surface du lagon reproduit

approximativement la forme d’une ellipse dont le grand diamètre aurait 700 mètres, et le petit diamètre 450.

            Le lagon communique avec la mer par deux passes, l’une au N.-E, l’autre au S.-O. Ces passes, large de 120 à 150 mètres, ne sont praticables qu’à mer haute. A mer basse, le ressac y est trop violent et le jusant y laisse voir les brisants à découvert.

            Clipperton est partagée par ces deux passes en deux fractions. L’îlot de l’est a la forme d’un J majuscule, sa largeur moyenne est de 460 mètres, avec un développement de 4.700 mères ; sa superficie est de plus de 200 hectares. C’est à l’extrémité sud-ouest de cet îlot que se trouve le rocher.

            L’île occidentale a la forme d’un E majuscule privé de la barre du milieu, et dont la partie supérieure serait quatre fois plus large que le reste du corps de la lettre. Sa superficie est de plus de 700 hectares.

            L’altitude de Clipperton est très faible ; elle est en moyenne de 2 mètres. Dans la partie septentrionale, cependant, le terrain se relève un peu.

            Aucun arbre n’y croit ; mais le sol est recouvert d’une espèce de gazon. De nombreux oiseaux de mer s’y donnent rendez-vous.

            L’apparence volcanique du rocher de Clipperton semble faire croire que l’île est le cratère d’un ancien volcan sous-marin. La partie centrale du lagon, où l’eau est bleue, serait probablement un petit cratère dont le soulèvement  aurait été postérieur à celui du grand. Les coraux, en se formant sur le rebord du grand cratère, auraient créé le sol de l’île ; les déjections des oiseaux de mer l’auraient exhaussé peu à peu et se seraient, par la suite, transformé en humus. Il est probable que les végétaux qui croissent dans les autres petites îles basses de l’Océanie pourraient être acclimatés à Clipperton.

            Dans l’exploration que je voudrais voir faire à Clipperton, il faudrait rechercher s’il y existe de sources d’eau potable, ou si, en forant des puits, on peut en trouver ; enfin, dans le cas ou des sondages ne donneraient pas un résultat satisfaisant, si les pluies sont assez fréquentes dans l’île pour permettre d’alimenter des citernes.

            Tout autour de Clipperton la mer est très profonde. En certains endroits, une sonde de 182,90 m (100 brasses anglaises), n’a pu atteindre le fond ; du côté nord la sonde à accusé une profondeur moindre.

            Les documents que j’ai sous les yeux n’indiquent pas la profondeur du lagon ; il est probable qu’aucun sondage n’y a été fait. Mais il est possible que, outre la cavité du milieu, il y ait dans ce lagon des fonds d’une profondeur suffisante pour recevoir de grands navires.

            En ce cas, les passes actuellement existantes devraient être approfondies ; toutefois, comme elles sont du côté dangereux de l’île, c’est-à-dire ouvertes à l’est, il serait peut-être préférable, au lieu de les utiliser, de creuser à l’ouest un chenal dans la bande de l’île occidentale qui, en certains endroits, n’a guère plus de 3.000 mètres de large. Deux fanaux, placés, l’un sur le bord du chenal, l’autre dans l’îlot de l’est, donneraient la direction à suivre pour entrer dans le chenal et de là dans le lagon.

            Sur le rocher seraient établi un phare, et aussi une batterie qui servirait à la défense militaire de l’île.

            Lorsque le canal de Panama sera terminé, Clipperton peut devenir un centre commercial des plus importants ; la ville qui se créera sur les bords du lagon abritera par ses constructions contre les vents du large les eaux de ce bassin intérieur et en fera un port excellent. »

Il est évident que ce texte renferme énormément d’erreurs (NDA).

1890 :

Parution de l’Atlas de géographie moderne de monsieur Schrader sur lequel l’île de Clipperton figure et est référencée comme française.

1892 :

Le 4 juillet, un américain, Frédéric Permien, à bord de la goélette  Caleb Courtis  débarque sur Clipperton pour l’explorer et en prend possession pour les Etats-Unis. Il s’appuie sur  la loi « Guano Islands act »,  et  décide d’exploiter le guano.

Il crée la société : « Oceanic Phosphate Company ».

En octobre, à bord du  Helen Merriam, il revient sur l’île accompagné par un chimiste, le Professeur Show. Ce dernier va étudier les meilleurs filons de phosphate à exploiter.

1894 :

Publication d’une étude sur l’analyse et la description de la roche qui constitue le rocher de Clipperton par le scientifique monsieur   Agassiz.

1895 :

En mars, l’Oceanic Phosphate Company de San Francisco émet 200 séries de 10 timbres : 1, 2, 3, 4, 5, 8c, 10c, 25, 50 cents et 1 dollar. Ils sont surchargés d’un tampon marqué :

« W.Frese & Coo San Francisco », qui est l’agent de la compagnie. Ces timbres sont  utilisés par les employés de la compagnie qui travaillent sur Clipperton pour écrire à leur famille.

Entre 1893 et 1897 le nombre de travailleurs américains a été au maximum de 25. Ils sont placés sous les ordres de l’Anglais  Larsen, et de l’Allemand Gustave Schultze.

 1897 :

Il est raisonnable de penser que c’est cette année que des cochons ont été amenés sur Clipperton.

Le 1er mai, le voilier anglais  Kinkora, chargé de bois, suite à une importante voie d’eau, vient s’échouer sur Clipperton. Son Capitaine monsieur Murtie et tout l’équipage se réfugient sur l’île et construisent des abris en utilisant le bois de la cargaison du navire.

Une semaine plus tard, l’équipage de la goélette  Twilight  passant aux abords de l’île, aperçoit les signes des naufragés. Son Capitaine demande une somme énorme pour les prendre à son bord, le Capitaine Murtrie  refuse et pour éviter que ces hommes perdent le moral et pour les occuper, il a l’idée d’inventer la légende selon laquelle Clipperton aurait caché un trésor sur l’île, et il leur demande de le chercher.

Le 27 du mois suivant, le Capitaine et son équipage sont recueillis par le croiseur britannique  H.M.S Comus.

Cette même année, Melvin Chapman, Président de « l’Ocean Phosphat Company » ayant de graves difficultés financières, négocie, dans la clandestinité, l’exploitation du guano avec l’anglais  Lord Stanmore, Président de la « Pacific Island Company », c’est un proche de la Reine Victoria.

Toujours cette même année, John Arundel qui a une solide expérience dans le domaine de l’exploitation du guano et du phosphate débarque sur Clipperton. Il a de grandes connaissances dans les domaines de l’archéologie et de la biologie. Il donne son nom à un petit lézard qui vît sur l’île : «  Emoia cyanura arundeli ». Ces petits lézards vivent principalement près du rocher.

Le 14 août, il revient à San Diégo à bord du  Navarro  qui est chargé de guano.

Le 15 août, le journal New-Yorkais « The Herald » fait état du retour du navire anglais à San Diégo et annonce que le drapeau britannique va être hissé sur Clipperton.

A cette annonce, l’Ambassadeur du Mexique à Washington attire l’attention de son gouvernement qui estime que Clipperton fait partie de ses possessions.

A Mexico, la nouvelle fait l’effet d’une bombe.

De leur côté les journalistes américains, convaincus que l’île appartient à leur pays, protestent violemment contre ce qu’ils nomment « une cession de territoire à la Grande Bretagne ».

Le 24 août, le journal « El Tiempo » de Mexico, s’appuie sur le fait que l’île est mexicaine pour deux raisons : la première c’est qu’elle est à proximité des côtes mexicaines, la seconde c’est qu’elle fait partie de l’archipel des Revilla Gigedo. En aucune manière cette île est américaine comme l’affirment les journaux de ce pays.

Il attaque d’une part la presse américaine et d’autre part l’Angleterre pour sa politique d’appropriation des territoires maritimes.

Il demande au gouvernement mexicain d’intervenir.

Le Président de la République, le Général Porfiro Diaz donne son accord pour une intervention militaire sur Clipperton.

Mais tous ces arguments sont vigoureusement contestés par la France.

Le 16 septembre, ayant appris que le drapeau américain flottait sur Clipperton,  le Ministre des affaires étrangères françaises envoie une lettre au Ministre de la Marine lui demandant de vérifier l’exactitude de ces faits et lui demande quelle importance a Clipperton pour la France.